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À toutes les personnes endeuillées.

Dernière mise à jour : 22 nov. 2023


À nous qui avons perdu un être cher.

À nous, les enfants, les adolescents.es et les adultes qui jonglons à tous les jours avec nos sentiments intenses, confus et contradictoires.

À nous qui avons maintenant une nouvelle réalité que nous n’avons pas demandée ni choisie. Qu’elle soit prévisible ou inattendue, elle nous trouble de plusieurs façons.

Que ça soit arrivé hier, il y a quelques jours, quelques semaines ou même plusieurs années, la mort d’une personne que nous aimons laisse une trace, une marque qu’on pourrait comparer à une cicatrice. Au début, cette blessure est à vif et elle fait mal, très mal. Et au fur et à mesure du temps, elle guérit, mais la cicatrice est toujours là, bien visible. Elle fait maintenant partie de nous, elle a grandit avec nous. Cette personne décédée, nous continuons de l’aimer et ce, pour tout le restant de notre vie. Continuer notre vie et trouver la force d’être heureux ou heureuse ne veut pas dire que nous oublions, au contraire, cela veut dire que nous avons surmonté l’épreuve et nous pouvons honorer chaque jour du restant de notre vie la mémoire de cette personne aimée en sachant que c’est ce qu’elle aurait voulu: notre bonheur.

Ce qu’il faut savoir quand on est endeuillé.e, c’est que nous ne sommes pas seul.e. Jamais.

Il faut parfois juste demander.

Demander du soutien n’est pas faible, c’est courageux.

Dire qu’on a de la peine n’est pas fragile, c’est normal.

Prendre du temps pour soi n’est pas égoïste, c’est nécessaire.

Avoir envie de rire n’est pas une trahison, c’est un hommage.

Se sentir impuissant.e et dépourvu.e n’est pas stupide, c’est honnête.

Constater qu’un jour nous allons bien et que le lendemain nous allons mal n'est pas bizarre, c’est totalement ok.

Il faut prendre un jour à la fois, une action à la fois et ne pas hésiter à demander.



vivre le deuil


La mort.

Nous voyons tous les jours des gens mourir, à la télévision, aux nouvelles, dans les jeux vidéos… Parfois, c’est même la personne elle-même qui tue « virtuellement » d’autres personnes. Ce n’est pas pour de « vrai », ça ne nous touche pas directement. Et parfois, c’est même amusant. Les enfants, les adultes, tout le monde s’amuse à tuer. On pense à divers jeux de guerre où l’on fait des équipes et on joue à mourir. La mort est un jeu, abstraite, jusqu’à ce qu’elle nous frappe en plein visage, et là, c’est pour de « vrai » et ça fait mal. À ce moment là, c’est autre chose. Nous ne savons plus comment réagir et elle ne nous fait plus rire du tout.

La mort devient alors beaucoup plus dérangeante et elle se renferme dans de multiples tabous.

Des tabous qui nous rongent et qui contribuent à notre sensation d'être incompris.e par notre entourage. J'en parlerai dans un autre post...

Et pourtant, nous devrions tellement parler ouvertement de la mort puisque personne n’y échappera. Nous mourrons tous! La mort fait partie de notre vie. Elle sera la fin de notre vie et de tous ceux qui nous entourent. Nous ne sommes pas éternels. Après, nous pouvons avoir des croyances de vie après la mort, de réincarnation etc. Nous en reparlerons aussi dans un autre post... La plupart du temps, nous ne choisissons pas notre mort. Elle peut survenir rapidement par un accident, lentement par une maladie, aux jeunes comme aux personnes plus âgées, mais peu importe à qui elle arrive et comment, on n’y est jamais assez préparé.

Je ne sais pas exactement pourquoi la mort génère dans notre société ces tabous et ces inconforts, mais une chose est certaine, c’est que la mort d’une personne qui est importante pour nous, une personne que nous aimons profondément, crée un grand vide quand elle n’est plus là.


Pourquoi nous ne parlons pas de la mort? Probablement parce que nous en avons peur. Nous faisons du déni. Nous ne voulons pas que ça arrive. Nous avons peur de souffrir. Nous avons peur de perdre ce que nous avons.


la mort d'un être cher

Et c’est quoi la mort?

C’est l’arrêt physique du corps. C’est soit le cerveau qui ne répond plus, le coeur qui ne bat plus ou les deux en même temps. La mort, c’est un truc physique. Le corps ne vit plus. Et si le corps ne vit plus, la personne ne peut plus ni parler, ni voir, ni entendre, ni bouger, ni respirer, ni penser.

La mort, c’est difficile à comprendre et difficile à définir véritablement.


Voici quelques définitions:

-Le Larousse:

-Perte définitive par une entité vivante (organe, individu, tissu ou cellule) des propriétés caractéristiques de la vie, entraînant sa destruction.

-Cessation complète et définitive de la vie d'un être humain, d'un animal.

-Le Robert:

-Cessation de la vie (humains et animaux). Mots de sens similaire : trépas, mourir

-Fin d'une vie humaine, circonstances de cette fin.

-Wikipédia:

-La mort est l'état irréversible d'un organisme biologique ayant cessé de vivre. Cet état se caractérise par une rupture définitive dans la cohérence des processus vitaux (nutrition, respiration…) de l'organisme considéré.

-Dictionnaire de la langue française:

-La mort est la fin, la cessation, l’arrêt de la vie.

Josée Masson, travailleuse sociale et fondatrice de deuil-jeunesse, nous parle de 5 concepts à saisir avant de réellement comprendre la mort.


1- le caractère irréversible (on ne revient pas de la mort)

2- notion de fin absolue, arrêt du corps

3- cause physique (n’est pas provoqué par la pensée ou par les chicanes)

4- inévitable pour tous

5- cycle biologique et vital (naissance, vie, mort)

Selon notre âge, nous comprenons de façon différente la mort. Il est difficile à 5 ans de comprendre la notion de fin absolue et des autres concepts et c'est normal. L'important, c'est d'accompagner l'enfant ou la personne dans son cheminement tant et aussi longtemps qu'elle en aura besoin pour bien assimiler ces concepts et ces notions de mort. Cela peut prendre plusieurs années voire toute une vie.


Selon l’institut de la statistique du Québec, en 2022, 1507 personnes meurent en moyenne à chaque semaine au Québec. Si on fait le calcul, cela fait 215 personnes par jour.


Ça fait beaucoup de gens endeuillés à chaque semaine. Il est important d'en prendre soin.


La mort fut longtemps une célébration collective. Cela fait des millénaires que les rites funéraires sont transmis. Les premières sépultures auraient vu le jour autour de 100 000 ans av. J.-C. Aujourd’hui, les rites sont personnalisés et vécus beaucoup plus dans l’individualité. On n’en parle presque plus, on le vit chacun de son côté. On ne « porte » plus le deuil. À ce qu'on dit, les gens d’aujourd’hui, ont plus de pudeur, veulent plus d’intimité et de simplicité... Mais, est-ce vraiment ceux qui sont en deuil qui ne veulent pas le montrer ou plutôt les autres qui ne veulent pas y être confrontés?


Mais, pourquoi le deuil ne se vit plus en communauté? Pourquoi se vit-il seul, chacun dans son coin? Pour ne pas être lourd? Pour ne pas déranger? Il serait tellement bénéfice pour nous, pour la société de retrouver l’aide et le soutien collectif. C’est tellement important et puissant! De savoir qu’on n’est pas seul.e, qu’on est compris.e, sans jugement, en sécurité, c’est précieux, non?!? On vit dans une société qui permet de le faire, alors pourquoi pas?


vivre le deuil en communauté

Qu’est-ce qui reste alors après la mort d’un être cher?

Ce qui reste ce sont nos souvenirs et notre amour.

Ce qui reste c’est qu’on est en vie.

Ce qui reste c’est d’honorer la mémoire de cette personne chère.

Ce qui reste c’est notre famille, nos enfants, nos amis.es, notre communauté.

Ce qui reste c’est d’en parler.

Ce qui reste c’est de le vivre ensemble.

Ce qui reste c’est TOUT le reste.


La musique nous aide dans l"expression de nos émotions

La musique.

Pourquoi je vous parle de la musique? C’est parce qu'écouter ou jouer de la musique est un bon moyen pour faire sortir nos émotions, pour nous apaiser, pour nous consoler. Lorsqu'on vit la perte et la mort d'un être cher, la musique peut être d'un grand réconfort. Il suffit de se laisser porter et de se laisser aller dans ce que l’on ressent. Nous n’avons pas besoin de connaitre ou non la musique pour l’apprécier. Elle est juste là. Pour nous. Mon bagage musical me permet de vous parler de musique et j’ai envie de vous faire découvrir des pièces de musique classique et autres.


La musique est puissante.


Laissons-nous emporter par elle.


Je vous ferai découvrir des pièces ou des chansons qui parle du sujet de la mort ou du deuil ou simplement des pièces ou chansons que j’apprécie particulièrement et qui me donne des frissons quand je les écoute. Vous connaissez la sensation de chair de poule? Cette sensation où tous les poils de notre corps se dressent? Ce frisson qui nous traverse quand nous écoutons de la musique? Ce petit quelque chose en nous qui s'anime, mais que nous ne pouvons pas décrire? Moi, ça m’arrive souvent et dans ces moment là, c’est tellement fort que ça me donne le goût de donner de l’amour à l’Univers tout entier!

Je vous présente ma pièce #1:

C’est un air tiré de l’opéra Rinaldo de Georg Friedrich Haendel composé en 1711.


Le titre: « Lascia ch'io pianga »

C’est un air en Italien, mais voici les paroles en français:

Laisse-moi pleurer mon cruel destin

et soupirer après ma liberté.

Laisse-moi pleurer mon cruel destin

et soupirer après ma liberté.

Et soupirer

et soupirer après ma liberté,

liberté.

Laisse-moi pleurer mon cruel destin

et soupirer après ma liberté.

Que la douleur brise les liens

de mon martyre, ne fût-ce que par pitié,

de mon martyre, ne fût-ce que par pitié.

Laisse-moi pleurer mon cruel destin

et soupirer après ma liberté.

Je suis curieuse de savoir ce que vous en pensez! Laissez moi des commentaires!


Si le coeur vous en dit, vous pouvez aller voir mon site internet www.laberceuse.net


À bientôt!

Références

-Masson, Josée "Mort, mais pas dans mon coeur. Guider un jeune en deuil." Les éditions LOGIQUES. 2010.

-Bacqué, Marie-Frédérique, Hanus, Michel, "Le deuil" , Que sais-je? 2000.


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